mercredi 22 octobre 2008

Visite de terrain à Saponé

Aujourd'hui, 22 octobre 2008, nous avons visité trois sites d'un projet éducatif implanté mis en oeuvre par la Fondation pour le Développement Communautaire (FDC), une ONG burkinabe.
La première étape concerne l'école primaire classique de Narogtenga qui reçoit des apprenants de l'école communautaire du village. Ces apprenants sont intégrés dans l'école à l'issue d'une évaluation faite par les services de l'Etat. Certains intégrent le CE2, d'autres le CM1 et les meilleurs vont en classe de CM2. Il a été noté que ces élèves ont des lacunes en français qui sont progressivement comblées au cours de leur cursus. Par contre, leur niveau est dans l'ensemble plus élevé que celui de leurs camarades du formel.
La seconde étape porte sur l'école communautaire où se trouvent deux classes : une classe pour l'apprentissage de la langue nationale Mooré (les deux premières années) et une autre pour les cours de français (les deux dernières années). L'école est gérée par un comité de gestion composée de six membres qui sont élus et formés. ces comités assurent le suivi des activités et mènent des projets collectifs dont les recettes sont destinées à l'école. Au cours des discussions, les parents ont exprimé le souhait d'avoir une nouvelle classe pour que les apprenants puissent consolider leurs acquis sur place afin de passer le CFEE, et éviter ainsi de quitter leur village.
La dernière étape concerne le centre polyvalent où nous avons relevé plusieurs activités de formation qui sont intégrées : élevage, maraîchage, pisciculture, cuisine, batik ... A la sortie des apprenants, il y a un accompagnement avec l'octroi de crédit à des conditions douces (taux d'intérêt annuel de 2%, différé de remboursement de deux ans et délai de remboursement étalé sur plusieurs années). Ici, un important effort d'autonomisation est fait par les responsables du centre.
La visite a été très instructive. C'est un exemple pertinent d'intégration et de continuité entre l'école classique, l'école élémentaire et la formation professionnelle.
Ibrahima Diagne

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